Vision?

Depuis quelques mois il y a deux thèmes qui me travaillent particulièrement, tous les deux reliés à notre société, je vais couvrir l’un deux dans une prochaine entrée mais pour commencer, le thème que je me disais ne pas vouloir attaquer ici : la politique. En se lendemain de St-Jean, je me lance tout de même.

J’était indépendantiste quand j’était plus jeune, je ne le suis plus depuis nombre d’années mais depuis 1 an – 1 an et demi, alors que je découvre et réfléchis de plus en plus à une variété d’enjeux politiques, j’aimerais qu’on me donne une raison de le redevenir.

Notre paysage politique, que ce soit au niveau provincial ou fédéral, est plutôt dépourvu de grandes idées. Même aux États-Units, ou ils ont la chance d’avoir un candidat fabuleux en Barack Obama, on ne peut pas dire que les grandes idées, les grands projets, les visions, soient légion. Obama est toute une occasion et pourrait (pourra? est?) être un leader fantastique mais il faut avouer qu’outre répéter “le changement”, ce n’est pas super révolutionnaire comme plan.

Stéphane Dion semble avoir des idées intéressante en matière d’environnement mais c’est quand même plutôt embourbé dans la merde politique et le compromis (sans parler de son manque de charisme et de leadership). Charest a quelques pistes, comme l’énergie renouvelable, mais là aussi c’est assez limité.

Nous nous retrouvons devant une multitude de grands défits et je ne vois personne qui offre un plan novateur, une série d’idées et de projets qui permettraient à notre pays (le Canada ou un projet de Québec) de prendre les devants, de devenir un modèle de par le monde.

Une des raisons principales pour mon éloignement du mouvement indépendantiste proviens de “l’occasion perdue”, je croyais que c’était trop tard, qu’en ses années d’Union Européenne, de globalization, que de se séparer allait a contre courrant et n’apporterait rien d’avantageux. J’ai maintenant plutôt l’impression qu’avec tous les défits qui se présentent, nous sommes maintenant à un moment ou un petit pays, qui pourrait manoeuvrer rapidement et innover dans ses solutions, pourrait vraiment bâtir quelque chose de solide et qui ferait des jaloux. Ce pourrait être le Canada mais peut-être qu’un nouveau pays aurait une meilleure chance de “décrouter” sa bureaucratie et de partir sur de nouvelles pistes.

Je ne suis quand même pas de retour du côté du PQ parce que, comme tout le monde au Canada, ils n’offrent rien de nouveau. “Être chez-nous”, protéger notre langue et notre culture, “je ne me reconnais pas au Canada” c’est bien beau mais ça ne constitue pas un plan.

L’énergie renouvelable, l’eau potable, le changement climatique, une réduction de notre consommation, un cycle de production équitable, des solutions globales aux idioties qui mênent à la crise alimentaire, l’accès uniforme à l’information / à internet, des solutions technologiques ouvertes, un gouvernement ouvert, des lois (copyright entre autres) qui définissent une vision du futur au lieu de protéger de vieilles compagnies aveugles, une démocratie plus transparente, une population plus impliquées, combattre l’étalement urbain, de bons plans d’urbanisme, l’équité sociale, etc.

Sacrament, il me semble qu’on ne manque pas de défits non? Je ne rêve pas d’un pays, je rêve d’un groupe qui montre de la vision, qui propose de repenser notre société. Dernièrement j’ai l’impression qu’un nouveau pays serait peut-être plus à même d’y arriver mais je suis ouvert à tout. En ce lendemain de St-Jean j’affirme : qu’on me donne une vrai vision pour un pays, un plan qui regarde vers l’avant et propose quelque chose de nouveau et je serai avec vous. J’aimerais que le Canada soit le pays qui relève ces défits mais peut-être aussi que le Québec pourrait être plus “léger”, bouger et être ce pays qui prend les devants.

En passant, la façon de se faire un nouveau pays—qu’à la base je ne supporte pas—n’est pas de regarder vers le passé, de chercher des conditions gagnantes qui se limitent à trouver un moment ou tout le monde est en criss contre les autres partis, c’est de regarder les défits qui sont devant nous et offrir des solutions nouvelles qui pourront intéresser tout le monde à participer.

Pistes

Arrêtez de regarder vers les États-Units, si vous voulez nous comparer et trouver des exemples, regardez vers la Scandinavie et vers de petit pays qui profitent de leur grosseur pour bouger rapidement.

L’Islande, la Suède, la Nouvelle Zélande et le Costa Rica ont annoncés des plans pour être “carbon neutral”, l’Estonie est partie comme une fusée à sa sortie du bloc soviétique et est maintenant un leader côté gouvernement électronique et accès à internet. La Norvège gère l’argent de ses carburants fossiles de façon novatrice. La Chine, malgré tous ses défauts, propose de nouvelles villes au profil environmental réduit.

Les solutions et les visions ne manquent pas de par le monde, les difficultés non plus, plein de gens sont prêts à relever ses défits, à attaquer ses problèmes, à quand quelqu’un qui soit prêt à bâtir quelque chose de nouveau et d’appropié au 21ème siècle? Nous avons toutes les ressources pour bâtir de nouvelles solution et personne qui prenne les devants1. L’occasion est là, qui va la prendre?

1 Dans les sens de parti politique évidemment, côté individus et petites compagnies, ça bouge.

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