Contre

Élections provinciales hier. Trois partis plus ou moins à égalité des votes, deux partis tout près au nombre de députés, un autre avec même pas la moitié. Deux sièges pour huit point quelques pourcents de la population. Clairement un problème de système électoral. Un attentat (attendons d’en savoir plus de ce côté là).

Les médias ont beaucoup parlé d’un supposé réalignement politique autour de l’axe droite-gauche au lieu de l’axe fédéraliste-indépendantistes. Sauf qu’on semble plutôt se placer sur l’axe pour et contre et le contre l’emporte largement.

Aux dernières fédérales; quel pourcentage de la vague orange était contre Harper/Conservateurs plus que pour Layton/NPD?

Hier, combien étaient contre l’idée d’un référendum, contre l’idée Charestiste de la rue, du chaos vs combien étaient pour les Libéraux?

Même question pour la CAQ. Combien ont rejoint Legault en étant contre le PQ, contre Charest vs ceux qui sont pour la CAQ?

Combien ont voté PQ contre le Canada et combien pour un Québec indépendant?

Pour les idées de QS ou ON vs contre Charest, les frais de scolarité, le patronat, le Canada, etc.?

On peut évidemment être contre quelque chose en voulant défendre autre chose, être contre l’indépendance c’est évidemment être pour le Canada aussi. Être contre Charest ça peut être pour un système plus juste. J’ai moi-même été plutôt négatif mais j’aime pensé que j’ai surtout poussé pour certaines idées. J’ai voté pour Amir (voir mon raisonnement en 2008) mais j’ai parlé beaucoup contre Charest. Examen de conscience en cours.

Mais même si on calcul les gens “contre de façon positive” avec les pour. Est-ce que c’est le contre qui as gagné les élections hier? J’ai vraiment l’impression que le contre l’a emporté haut la main et ça, c’est vraiment décevant et ce n’est pas la façon de construire une société, quelle soit un pays ou une province.

September 5th, 2012

La jeunesse qui pousse le Québec à la maturité

Au lieu de dire aux jeunes et à la CLASSE de cesser de jouer le jeu de l’intimidation, on pourrait demander au gouvernement de cesser d’être intimidé par les pouvoirs financiers.

Ils le rendent visible, en révèlent les formes : une grosse machine à sous qui a pris le contrôle de la société, de toutes ses institutions – universités, hôpitaux, partis politiques. Les étudiants ont des idées humanistes, se mobilisent au nom de la prochaine génération. Ils ont une impressionnante vision à long terme. Le gouvernement, lui, ne montre pas de patience. Il regarde les choses à la pièce, pense à la remise de la session ou aux conséquences pour cet été, au mieux à la fin de son mandat. L’éducation envisagée à court terme, c’est franchement terrible. À l’âge qu’ont les étudiants, c’est dur de leur demander d’être plus matures que le gouvernement…

Il faut leur dire qu’ils sont en train de changer le monde. Et qu’on va les aider. Qu’on va leur donner les outils pour changer la société. On ne peut pas s’excuser en disant « oui mais, moi j’ai payé des droits de scolarité, qu’ils les paient eux aussi », ce ne serait qu’un signe d’amertume. C’est vraiment mal vieillir que de ne pas vouloir que les jeunes aient une meilleure vie que nous. Il faut toujours souhaiter que nos enfants nous dépassent.
May 3rd, 2012

Parler moins, écouter plus

Il ne suffira pas de trouver de nouveaux mots pour parler de la bonne vieille souveraineté si on veut convaincre les jeunes. Ce n’est pas à un problème de marketing auquel fait face le mouvement souverainiste. Le défi est bien plus fondamental: c’est la nature de notre démarche que nous devons accepter de remettre en question.

Les gens attendent de nous que nous proposions un projet de société stimulant et que nous leur expliquions pourquoi la souveraineté est nécessaire à sa réalisation. Nous avons le devoir de formuler un projet progressiste qui pourra rallier une majorité de citoyens.

Il faut (ré)accepter l’idée que pour la majorité de Québécois la souveraineté est essentiellement un moyen et non une fin en elle-même. Il faut accepter de (re)placer la souveraineté au rang d’outils socio-économiques et élaborer notre discours en s’appuyant sur ce constat. À défaut de nous imposer cette exigence, je crains que nous ne méritions plus la confiance des électeurs.

Il est urgent de formuler clairement un projet ambitieux au coeur duquel se trouvera l’éducation, la culture et l’environnement. Un projet au service duquel les technologies de la communication et les réseaux seront intensivement mis à contribution et pour lequel nous stimulerons le développement de l’esprit entrepreneurial, sous toutes ses formes — parce que c’est nécessaire au bon fonctionnement de l’économie et donc indispensable afin que nous ayons collectivement les moyens de nos ambitions.
Parler moins, écouter plus

June 24th, 2011

Le modèle québécois, pas si pire finalement

Il y a deux approches lorsqu’on pose un diagnostic sur la situation du Québec. La droite exhibe à tous vents des palmarès économiques où le Québec fait figure de médiocre, de Tiers-Monde de l’Amérique du nord, de trainards paresseux dépendants d’un État obèse. Obnubilés par les chiffres du produit intérieur brut, elle fait toujours l’impasse sur la réalité sociale.

Que le Québec soit la nation nord-américaine avec le niveau le plus faible d’inégalité sociale, que son taux de pauvreté et d’intensité de la pauvreté soit le plus faible sur le continent, que ses villes soient les plus sécuritaires du continent, avec des taux de criminalité parmi les plus bas, tout cela n’a pas d’importance à leurs yeux, alors qu’il s’agit de réalisations considérables…

… Si on répartit, on se rend compte que : 1) les riches sont plus nombreux et plus riches au Canada anglais et aux États-Unis qu’au Québec; 2) les 20% de la population la plus pauvre est mieux nantie (a un meilleur niveau de vie) au Québec qu’ailleurs sur le continent; 3) la classe moyenne Québécoise a grosso modo le même niveau de vie que la classe moyenne anglo-canadienne et américaine.
Détracteurs du modèle québécois au bord de la crise de nerf

January 8th, 2010

How do I know China wrecked the Copenhagen deal? I was in the room

To those who would blame Obama and rich countries in general, know this: it was China’s representative who insisted that industrialised country targets, previously agreed as an 80% cut by 2050, be taken out of the deal. “Why can’t we even mention our own targets?” demanded a furious Angela Merkel. Australia’s prime minister, Kevin Rudd, was annoyed enough to bang his microphone. Brazil’s representative too pointed out the illogicality of China’s position. Why should rich countries not announce even this unilateral cut? The Chinese delegate said no, and I watched, aghast, as Merkel threw up her hands in despair and conceded the point. Now we know why – because China bet, correctly, that Obama would get the blame for the Copenhagen accord’s lack of ambition.

China, backed at times by India, then proceeded to take out all the numbers that mattered. A 2020 peaking year in global emissions, essential to restrain temperatures to 2C, was removed and replaced by woolly language suggesting that emissions should peak “as soon as possible”. The long-term target, of global 50% cuts by 2050, was also excised. No one else, perhaps with the exceptions of India and Saudi Arabia, wanted this to happen. I am certain that had the Chinese not been in the room, we would have left Copenhagen with a deal that had environmentalists popping champagne corks popping in every corner of the world. (emphasis mine)
How do I know China wrecked the Copenhagen deal? I was in the room

December 24th, 2009