Les villages du Plateau, 1

Inspiré par les billets de Steph concernant les moutons et ou elle citait de petits bouts de texte pris dans un livre d’histoire de leur élevage, j’ai décidé de faire quelque chose de similaire.

Je viens de lire le petit fascicule “Les villages du Plateau” concernant l’histoire du Plateau Mont-Royal à Montréal, très intéressant, particulièrement pour les habitants du coins. Malheureusement je n’ai pu trouver aucun lien sur le web mais une recherche sur le site de Renaud-Bray permet de le retracer. (Pas moyen de pointer un livre particulier sur leur site!!).

Donc, inspiré par les citations de moutons, je vais faire de même avec certains bouts de textes concernant l’histoire du plateau.

Au début du XIXe siècle, la ville de Montréal n’a pas l’envergure d’aujourd’hui. Elle s’arrète au nord, à la hauteur de la rue Duluth. Au-delà, c’est la campagne et les petits hameaux du Coteau-Saint-Louis, de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Louis-du-Mile End et du village De Lorimier.

A l’est du chemin Saint-Laurent, le paysage plus rural présente de paisibles maisons de campagne au milieu des champs. Les terres sont immenses; celle de M. de Courville s’étend de la rue Sherbrooke à la rue du Mont-Royal. On y trouve aussi les fermes de la bourgeoisie montréalaise connue, les Guy, Cherrier, Viger et Papineau; leurs terres forment de longues bandes de même largeur se succédant jusqu’au chemin Papineau. En 1845, M. de Courville lotit sa terre et y trace les rues Coloniale, de Bullion et Hôtel-de-Ville.

Un petit dernier, en l’honneur de Martine et Blork qui ont eu certains petits problèmes de bruits dernièrement.

Mais mon père professait le plus profond mépris pour les flats. Que des gens, qui ne se connaissent pas, consentissent à vivre tous ensemble sous un même toit lui paraissait affreux. Cette promiscuité était dégoûtante. À toute heure du jour et de la nuit, des bruits indiscrets devaient traverser les plafonds et les murs de ces boîtes humaines. Quant à lui, il tenait à vivre seul avec sa famille, disait-il, et ne voulait pas entendre sur sa tête et sous ses pieds remuer, parler et exister des “peuplades étrangères”. (Opinion d’un bourgeois du XIXe siècle)

Un beau site sur le même sujet et avec plusieurs photos.

2 Replies

Reply section is closed.