Écart

Mardi soir j’était à Times Square pour assister à l’élection de Barack Obama et les célébrations qui ont suivies. Comme explosion de joie c’était dans les mêmes eaux que la petite Italie après une victoire en coupe du monde (fois 5 mettons), de ce que j’ai vu des célébrations après l’effondrement du mur de Berlin ou du délire d’une première élection démocratique pour un pays nouvellement libre. Aucun des américains avec qui j’ai parlé ne se rappelle avoir vu telle célébration, telle joie après une élection.

Le contraste en est donc d’autant plus grand, l’écart de qualité des candidats n’en est que plus marqué quand le vendredi soir en sortant du métro se sont des pancartes pour Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont qui nous attendent. Ça s’accentue quand on a encore si proche en mémoire la ré-élection de Stephen Harper. Pensez-vous voir du monde dans la rue le 8 décembre au soir?

Je l’admet, c’est un peu injuste comme comparaison, notre situation n’est pas celle des US et Obama est un politicien qui se présente, peut-être, une fois par génération. Ce n’est donc pas commun aux USA non plus de voir un leader de cette trempe ou un climat tel que le leur mais de le savoir intellectuellement n’aide pas tellement le sentiment de désappointement avec ce qui nous est offert comme leaders.

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