Crédit

Une affaire qui me gosse sans fin et que je vois se produire souvent, particulièrement depuis un an; ne pas donner le crédit.

L’acteur qui gagne un oscar remercie sont agent, le pilote remercie le gars qui change ses pneus, qui lave le parebrise, le politicien remercie ses bénévoles, le joueur de tennis remercie sont coach, ses parents, le gardien de but ses poteaux, la chanteuse l’auteur des paroles, le chef d’orchestre les musiciens, le patient ses infirmières, la starlette sa coiffeuse, les spectateurs les organisateurs de la conférence. Les agences de marketing et de design qui sont “full branding” créditent les membres de l’équipe sur les projets primés. Les bloggeurs remercient WordPress avec un lien en bas de page sur leur blogue. Même Steve Jobs donne le crédit à Jonathan Ive, fait lever son équipe de production lors des keynotes. Steve “Ego” Jobs donne le crédit, m’semble que ça veux dire quelque chose non? Ça me semble un “trend” non? Une façon de faire polie et acceptée?

Alors comment ça se fait que les petites boîtes de une, deux, trois personnes qui oeuvrent dans le web sont, en large part, pas câlissées de faire de même? Ça vous enlève un peu d’éclairage? Ça dilue votre brand? Vous avez peur de perdre des contrats parce que les gens vont aller direct à ceux qui font le boulot? Vous trouvez que vous cravachez dur et que les autres ne font qu’éxécuter? Come on!

Comment est-il possible de construire sa carrière sur du logiciel open source, en faisant la promotion du contenu généré par les usagers, du journalisme citoyen et d’arrêter sec au moment de reconnaître les autres? Comment est-il possible de prôner des structures légères, la construction d’équipes ad-hoc, la collaboration, l’interconnexion et d’arrêter sec au lancement? Comment est-il possible de se construire une compagnie sur des principes de partage et de collaboration mais de ne pas les reconnaîtres?

Bref, d’être fiers de collaborer mais pas des collaborateurs?

Et en plus, en plus! Beaucoup de ces boîtes sont aussi celles qui se pavanent le plus, qui publicisent leurs lancements à coup de communiqués de presse, d’entrées de blogue, de liens, de portfolio, qui s’affichent partout. Ils trouvent le temps de se vanter mais jamais le temps de remercier, de créditer.

Au cas par cas je peut excuser, je peux comprendre certains impératifs qu’ils ou elles voient comme importants mais globalement, prix ensemble, avec la répétition de ce comportement, en voyant dossier après dossier, en un paquet, et bien c’est décevant, saprement triste et presque … vomitif.

  1. Oh bien ! c’est tellement vrai et évident que je n’y avais encore jamais pensé concrètement. Très juste réflexion !

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