NSA On MySpace

































New Scientist has discovered that Pentagon’s National Security Agency, which specialises in eavesdropping and code-breaking, is funding research into the mass harvesting of the information that people post about themselves on social networks. And it could harness advances in internet technology – specifically the forthcoming “semantic web” championed by the web standards organisation W3C – to combine data from social networking websites with details such as banking, retail and property records, allowing the NSA to build extensive, all-embracing personal profiles of individuals.—Pentagon sets its sights on social networking websites

































Can’t say I’m surprised. I dislike the implications they attached to the semantic web though. The New Scientist doesn’t make up anything and yes, more machine readable content is more readable for all machines, including the NSA computers but the problem is the NSA spying on everyone, not the added efficiency of moving towards the semantic web. The technology is not built for the NSA and the fact the fuckers will use it for shady purposes doesn’t render the technology evil. (I know that’s not what the article says but it leans too much in that direction for my taste)

[Update] danah offers up a very interesting view of the situation and what it entails.

  1. En effet quoique je trouve ça quand même différent, une compagnie qui utilise (de façon abusive) l’info qui y transite, c’est quand même “juste” une compagnie et l’info que tu lui a donné alors qu’ici on parle du gouvernement qui ramasse des données de plusieurs services à des fins d’espionnage de ces citoyens, y’a quand même une marge.

    Dans ton exemple, une compagnie “à son affaire” qui porte attention à la sécurité de ses infos à un certains contrôle alors qu’ici, même quelqu’un qui fait attention dans le contexte du service se retrouve avec quelqu’un d’autre dans le mix à une plus grande échelle.

  2. C’est toujours intéressant de voir cette réaction, je parle de la tienne. De nombreuses personnes ont une confiance dans le corporate world et sont paniqués en face des gouvernements.

    Je rappelle quelque chose, le corporate world est un monde semi-clos où les lois ne sont pas tout à fait celles de la société civile. Un gouvernement, cela se vôte, se renverse par le vôte ou les armes. Un gouvernement c’est la politique de la cité.

    Dans mon exemple, j’avais choisi l’angle business pour faire réagir les gens sur les dangers économiques, car dès que l’on parle des dangers pour la vie privée dans le cadre d’une société privée, les gens s’en foutent, comme tu le démontres d’ailleurs. Une entreprise qui fait de l’information son marché, et qui donc revend l’information à d’autre est tout aussi dangereuse.

    Exemple : Une société X va aujourd’hui faire une recherche sur les moteurs de recherche pour savoir ce qui est publiquement dit sur toi. Imagine maintenant que des sociétés de chasseur de tête paie un prix suffisamment élevé pour avoir un profil plus précis de toi en fonction de tes emails, de ta messagerie. Impossible ? pourquoi ? L’information a une valeur, si la demande est là, si le prix est dans le bon créneau, cela se vendra.

    Exemple 2 : Les États-Unis par la constitution n’avait pas le droit d’accumuler les informations bancaires des personnes dans le monde, c’est (était) dans la loi, en revanche, ils avaient le droit d’acheter de l’information à des sociétés privées à propos des citoyens. Ils ont achetés les registres des cartes bancaires pour de nombreux pays en Amérique du Sud et au Moyen-Orient.

    Il faut arrêter de penser qu’une société privée est anodine, c’est tout aussi dangereux si ce n’est plus.

  3. Je ne dit pas que je m’en fou mais oui, je trouve les compagnies moins dangereuses. Peut importe le pouvoir que Google peut accumuler, ce n’est pas encore eux qui vérifient mon passeport aux douanes ni eux qui regardent mon dossier si je me fait arrêter en conduisant dans le Maine.

    C’est d’ailleur intéressant de voir que ton deuxième exemple de danger des grosses compagnies est relié au gouvernement. C’est en effet une grande compagnie qui a un volume et un détail d’information dangeureux mais c’est quand même un gouvernement irresponsable qui es allez les cherchées. Comme ils ont fait avec AT&T.

    Je m’inquiète moins des grandes compagnies parce que j’assume qu’elles vont tricher mais j’assume aussi qu’elles sont en compétition et ne vont donc pas tout partager entre elles. Je trouve un gouvernement plus inquiétant parce qu’il peut forcer ou “convaincre” plusieurs compagnies qui ne se parleraient pas de leur fournir de l’info.

    Un gouvernement peut donc centraliser l’information encore plus et prendre des actions plus dangeureuses. En plus, un gouvernement est supposé travailler (par voie de vote justement) pour ses citoyens, quand il contourne ce but supposé, c’est encore plus inquiétant.

    Une compagnie qui fait quelque chose de dangeureux, ça me fait chier, un gouvernement qui fait quelque chose de dangeureux, ça me fait peur. Je ne suis pas indifférent à un et inquiété par l’autre, c’est deux niveaux d’inquiétude.

    Finalement, malgré qu’on puisse voter et renverser un gouvernement, on fait face ici a un gouvernement qui utilise internet où une majorité d’utilisateurs ne sont même pas ses citoyens et n’ont donc aucun contrôle sur ses actions. (Sans parler du fait que ses propres citoyens ne le contrôle pas non plus) On aurait beau découvrir que le Canada ou la France ou le Japon font la même chose et collaborent avec les USA, on aurait beau changer ces gouvernements pour les arrêter, on aura encore le “big bad wolf” à côté qui fait à sa guise.

  4. Tu fais une remarque intéressante, qui pose le terme du choix.

    Pense à cela:

    * Tu peux éviter les États-Unis, et tu n’es pas dépendent de leur gouvernement.
    * Peux-tu éviter d’utiliser les services Google, Yahoo et MSN que ce soit en termes personnels ou termes de business?

    C’est intéressant, j’ai beaucoup plus peur des compagnies que des gouvernements. Les compagnies sont trans-frontalières, il n’y a pas d’oasis, de pays de refuge.

  5. Je comprend ce que tu dit mais le pays qui abuse peut m’affecter physiquement pas mal plus que la compagnie. C’est peut-être “short sighted” mais ça m’inquiète infiniment plus que la propriété intellectuelle par exemple. Même une compagnie, comme dans ton exemple, qui utilise des techniques anti-compétitives, ça m’inquiète moins, même si j’y perdais mon gagne pain, qu’un problème “in the flesh” en passant aux US. Même si je peut en théorie éviter le pays en question.

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