Bouhou!

Belle entrée de Bruno qui met le doigt sur un beau bobo dans le raisonnement des médias traditionnels vs les commentaires en ligne.

Plus encore, c’est l’éditeur qui décide du rôle du lecteur dans son média: s’il veut des commentaires anonymes et imbéciles, il aura des commentaires anonymes et imbéciles. S’il veut des commentaires enrichissant, qui contribuent au contenu du média, il aura sans doute installé un système où les lecteurs qui veulent participer sont identifiés, reconnus, encouragés et récompensés pour leurs contributions.

Et encore;

Le pire, dans cette histoire, ce sont les gens, éditeurs ou blogueurs qui se plaignent des commentaires publiés dans leur média. Allo?! Un commentaire pourri peut arriver, mais si on te le signale et que tu le laisses en sachant qu’il est contraire à tes sensibilités, à tes règles, à ton contenu, pourquoi tu le laisses? C’est ta maison, ton salon, ton média: tout ce qui est publié et y reste après objection est ta responsabilité. Ici manque la sensibilité d’un rédacteur en chef qui assume tout ce qu’il présente aux lecteurs. Comme un patron de bar. Tous les soirs, dans les bars, on fait le ménage. On doit pouvoir le faire dans les blogues et les médias.

J’aime. Ça contredit un peu l’attitude de plusieurs côté blogues et qui est souvent transmis aux médias qui s’aventurent sur le web: “il faut s’ouvrir, laisser les gens commenter et accepter lles discussions, les controverses, les arguments”.

Je suis moi même assez d’accord avec cette attitude de ne pas trop modéré les commentaires mais c’est pour cette raison que j’aime beaucoup comment Bruno présente la chose et pourquoi il est important de garder en tête l’aspect “masse”.

Sur les blogues du début, on se trouvait un ou des sujets et on y invitait les gens. Nos lecteurs étaient filtrés tout simplement par le fait qu’ils nous trouvaient ou non, qu’ils s’intéressaient à ce que nous disions ou non. Une fois invités et présents, il fallait leur faire face, d’où notre attitude du moment qui visait à gérer les commentaires dans la discussion plutôt que par modération, politique et effacement de commentaires.

Les médias de masse qui se présentent sur internet ont un problème auquel nous ne faisions pas face; un volume de lecteurs dont, souvent, une majorité qui ne saisie pas bien ou ils sont et/ou qui ne seraient même pas invités si le choix s’était offert. Pour ceux qui se retrouvent dans ce nouveau contexte, on ne peut pas suivre les mêmes règles et c’est là que l’analogie bar de Bruno est importante. Un petit bar cool qui trouve ses clients un à un un peut par hasard peut bien décider de gérer les énervés un par un. Une fois le petit bar cool recommandé dans le Voir, La Presse et autre, le flot de nouveaux peut demander une nouvelle approche qui aurait été un peu insultante dans le temps du petit bar cool.

Dernière chose, comme j’en parle souvent; le plus important seras alors le ton. Aller effacer des commentaires sans une politique bien visible et bien rédigée au préalable, on cours après le trouble. Il faut s’assurer de très très bien présenter ce que l’on veux, ce qui seras permis et comment on feras face aux transgressions.

En bref; en ce temps de grand trafic, l’ouverture totale n’est plus toujours possible, il est acceptable de gérer la discussion de façon plus serrée mais il faut porter une grande attention à ce que l’ont veux réussir et comment l’on présenteras cette gestion de conversation. Comme Bruno l’explique, il ne faut pas s’insurger et pester contre la masse mais bien trouver une approche bien adaptée.

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