Respect de l’organisateur

Ça fait longtemps que je considère écrire une entrée la-dessus mais je laisse toujours tomber. Sauf que j’ai lu ça ce matin et j’approuve :

Environ 50% des personnes qui s’inscrivent à PodCamp Montréal chaque année ne se présentent pas à l’activité, ce qui a un impact considérable sur nos dépenses. PodCamp Boston a vécu une situation désastreuse pour les mêmes raisons il y a deux ans et les organisateurs ont également décidé de demander un engagement financier de la part des participants.
Nouvel endroit, nouvelles dates et formulaire d’inscription

Ils doivent maintenant charger pour s’assurer que les gens prennent la peine de réfléchir avant de s’inscrire! Grâce à la facilité de s’inscrire et désinscrire, sur Facebook entre autre, le monde ne réfléchissent plus avant de s’inscrire et n’ajustent pas non plus leur inscription quand ils changent d’idée. Résultat; 50% de “chokage” pour PodCamp Montréal et des chiffres similaires ou même pire à plein d’événements. Pathétique.

Faites un effort svp. Mettre “maybe” c’est parfait quand c’est “maybe”, je le fait super souvent. Mettre “maybe” par politesse pour ne pas dire “no”, ça n’aide aucunement le(s) organisateur(s). Mettre “yes” pour être fin en sachant qu’on ira pas, c’est encore pire. Trois semaines sans répondre quand un clic suffit pour dire non? Come on!

Il y a cinq ans on avait pas tellement d’événements techy/webby/DIY/médias sociaux à Montréal et on s’en plaignait. Depuis, quelques dizaines de gens ont pris les choses en main et organisent plusieurs événements intéressants. De nos jours certaines semaines il y a quelques chose tous les soirs. Pour la majorité d’entre vous, le seul effort à faire, autre que se présenter, c’est de dire si vous allez y être. Me semble que ça vaudrait la peine de le faire comme du monde non?

Un peu de respect pour les gens qui se dévouent à organiser.

  1. +1 on this.

    WordCamp MTL and WordCamp in general has a policy of charging something for registration, even if its only 5-10$, because it makes people more likely to only register if they actually plan to come. PodCamp is great and definitely more effective because it’s free, but asking for a trivial investment from attendees makes a big difference for planning purposes.

  2. Bien d’accord avec toi sur à peu près tous les points. Je comprends d’où ça vient et j’ai eu une réaction similaire au billet de Michèle au sujet de la nouvelle politique. Faut dire que je me sens pas trop visé. Ça m’arrive de choker, y compris quand j’avais dit «oui». Mais j’ai surtout tendance à faire du «peut-être» pour garder ça dans mon calendrier et je décide à la dernière minute. Du moins, pour des événements qui comptent pas trop sur le nombre de personnes qui disent «oui». Mais pour ceux qui se sentent visés, il peut y avoir une réaction un peu viscérale, du genre «qu’on vienne pas me dire quoi faire» ou «je suis pas une mauvaise personne pour autant». D’après moi, le problème vient pas de la mauvaise volonté et c’est pas très utile de faire le sermon aux gens (c’est pas ce que tu fais, mais si jamais des gens pensent ça). C’est juste une question de s’entendre: ces événements-là, même s’ils sont ouverts à tous et pas mal informels, ça veut pas dire que le nombre de personnes qui se présentent a pas d’importance.

    J’aime beaucoup ton point sur les changements, dans ce qu’Yves Otis appelle la «YulMob». D’ailleurs, c’est pour ça que je suis venu laisser un commentaire. Le calendrier d’événements montréalais liés aux médias sociaux, aux geeks et au Web a vraiment monté en flèche, d’après moi. Non seulement en nombre et en participation, mais dans ce que ça commence à représenter. Il y a un noyau dur, de personnes qu’on voit à presque chaque événement, mais la sphère d’influence est relativement large tout en étant gérable. D’après moi, on est chanceux d’avoir ça à Montréal. Pas que chaque événement est nécessairement particulier à Montréal. Mais il y a une dynamique assez spécifique, ici. Entre autres à cause du bilinguisme et de certains pionniers (y compris la gang originale de Yulblog), mais aussi à cause du milieu montréalais. Un aspect social pas mal intéressant.

    Ça donne toujours l’impression que Montréal est sur le point d’atteindre une masse critique, côté milieu geek/techno/Web. Souvent, les gens disent que c’est parce que l’argent rentre pas. Mais on dirait vraiment qu’il y a quelque-chose qui se prépare, qui va au-delà des modèles d’affaires. Bon, je suis probablement trop enthousiaste, comme d’habitude. Mais il y a quelque-chose de spécial avec l’intégration de tous les événements pertinents. Toujours est-il qu’on va être occupés, à la fin-août et à la mi-septembre… ;-)

  3. Tu as raison concernant ceux qui pourraient se sentir visé. C’est une des raisons pourquoi je repoussais toujours l’écriture d’un post la-dessus.

    Tous les “statuts” et les politiques personnelles de gestion des événements sont parfaitement acceptables évidemment, chacun ces goûts et préférences. Le fond de la chose est vraiment dans ma dernière phrase; peu importe votre façon de faire, assurez-vous de garder en tête que quelqu’un passe du temps à organiser et investi parfois de l’argent et son réseau de contact pour produire l’événement, il faut lui donner l’heure le plus juste possible pour lui donner un coup de main.

    Côté “vibe”, en effet ça bouillonne de plus en plus et “l’argent rentre pas” est de moins en moins vrai et le seras encore moins au cours des prochains mois avec plus de cent millions en investissement annoncé au cours des derniers mois.

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