May 18th, 2009,
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A Merlin Rant

I love Merlin, especially with his new focus. Pretty much every post is must read. Free as in ‘Me’ is one of those.

You “page” your articles to the point of hostile unreadability. You disguise or bury links to source articles in a way that makes your article seem a little more canonical than the real thing. You encourage unmoderated comment threads in which cheering an uncivil race to the bottom of the Port-O-Let means triple page views. You may even compel your indentured “writers” to hew to a stifling regimen of post volume, pointless stock art inclusion, and even compulsory word count — simply because the cargo cult of statistics whispers which coconuts make the best headphones. You conspire to trick, deceive, annoy, and badger your audience up to precisely that moment when they say, “Screw it,” and just never come back.

What makes all this melodrama so interesting today, is that we are all in the midst of an unprecedented and unavoidable global re-thinking of what a lot of things really “mean.” Economy. Home. Family. Security. Entertainment. Identity. You name it. There are a shit-ton of grenades still rolling around on the floor right now, and I’m one of those crazy fringe types who publicly, ardently hopes that at least one of them blows out a few load-bearing walls inside industries that are in overdue need of a bottom-up redesign. No matter what.

May 18th, 2009,
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Back in my day gravity was something to be feared, not toyed with on a bike

(via Hybernautics)

May 18th, 2009,
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Autre question

Michelle parle du retard de deux ans que le Québec aurait sur les autres. Je suis pas mal d’accord, le chiffre de deux ans doit évidemment varier selon les comparaisons et l’exemple de Second Life n’est peut-être pas le meilleur. SL a duré très peu longtemps en terme d’impact média et n’a jamais, selon moi, été vraiment valide autre que comme “boîte de sable” pour expérimenter le 3D, je ne vois pas de mal à ce que nos politiciens aient sauté cette plate-forme même si j’admet que de façon générale ils font dur sur le web.

La raison de mon entrée est autre. On aime bien repenser au temps ou nous étions devant la France (et bien d’autres) en terme d’accès internet et d’accès haute vitesse. On se sert de cet exemple pour montrer que nous avons déjà été leaders et avons perdus cette avance. Ma question : Avons-nous déjà étés en avance avec un aspect quelconque d’internet, autre que ce bref moment ou, par chance, nos infrastructures de communication téléphone et cablé nous ont donné un bon coup de main côté adoption internet? J’aurais tendance à dire que non. Nous avons eu un bref moment d’avant-gardisme du côté infrastructure et c’est tout. Pas arriérés complètement mais rarement à l’avant. Je me trompe?

[Mise à jour le 20] Pas de réponse donc pas d’exemples contraires? ;)

Plus sérieusement, j’ai répondu à un autre “commenteur” sur l’entrée de michelle, j’ai décidé de me l’archiver ici.

@Marc Desjardins faudrait au contraire peut-être arrêter de se donner l’excuse de la petitesse du marché, on aime se venter de notre créativité, ce devrait être possible de sortir du Québec, au besoin, pour trouver de plus gros marché si c’est ce que ça prend.

Côté web de toute façon, ce sont rarement les grosses boîtes qui font l’innovation, beaucoup des choses que nous regardons en nous trouvant en retard ne sont pas faites par des gros aux US ou ailleurs mais bien par de petites boîtes dynamiques.

Je reviens de quelques jours au Danemark, population de 5 millions, citoyens les plus heureux au monde, plein emploi, langue qu’ils sont seuls à utiliser et qui donc les isolent beaucoup plus que le Français, qui nous donne quand même accès au reste de la francophonie. Leur économie est aussi dépendante de multiples coop et 38% des employés le sont par le gouvernement, ce qui ne menerais pas, selon vos commentaires, à de l’innovation. Et pourtant, quel bel exemple pour le Québec sur à peut prêt tous les fronts.

Je n’ai pas une idée exacte de leur situation internet mais indépendamment de ce domaine particulier, ce pays, comme l’Islande, comme l’Irlande (avant la crise), comme la Norvège (ok, ils ont du gaz), comme la Finlande, nous offre un paquet de preuves que “size doesn’t matter”, faut arrêter de voir comment ça se fait en France et aux US, de grand pays, et prendre notre inspiration ailleurs, dans des endroits plus similaires et qui, de toutes façon, nous offre en même temps de meilleurs exemples de développement durable et de gestion de l’environnement.

(Et avant qu’on m’accuse de changer de domaine et de tout mélanger, rappelez-vous que tout est justement interconnecté et mélangé et que si ça se fait dans d’autres domaines, un domaine utilisant les technologies de l’information, si accessible, devrait pouvoir y parvenir aussi.)

May 12th, 2009,
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Quelques questions d’même en passant

Petite tempête Montréalaise ce matin, Patrick Lagacé révèle un faux blogue monté pour promouvoir les Bixi (en cachette). Avant de continuer; je l’aime bien Pat mais après le gigaméga (mais pas tant que ça) scoop sur les saoulons du Canayen je trouve qu’il fait pas mal Bisbille Marketing™ à la Réjean Tremblay où Michelle Blanc, tout est tout le temps tellllllement grave. Recherche de hits, recherche de liens, recherche de scoop.

L’histoire résumée rapidement: l’agence Morrow Communications a créé un faux blogue animé par de fausses personnes pour soit disant parler de vélo à Montréal mais avec le but réel de mousser l’intérêt pour ce domaine avant l’arrivée du Bixi. Mandat payé par Stationnement Montréal qui lance les dits Bixi.

Outrage de par la blogosphère 1 et twitosphère ce matin, “que c’est inacceptable”, “maudits qu’y comprennent pas”, “une agence avec un site en Flash ose faire du Web 2.0”, “quelle crosse”, “quelle bullshit”, etc, etc. Lynchage en règle et assez rapide merci.

Je doit dire que je ne trip pas moi non plus sur l’initiative mais j’aimerais rappeler une autre panique il y a quelques semaines, encore une fois partie par un journaliste; la ennième discussion journalisme vs blogues. J’ai vu passer les titres et quelques twitt mais j’ai ignoré la chose le plus possible, vraiment vieux comme obstinage. Je rappel cette autre panique parce qu’une des choses dont on parle souvent lors de ces débats c’est qu’il n’y a plus de frontière fixe entre pro et amateur, tout le monde peut publier. On rappel aussi que de dire “les blogues” c’est comme dire “les livres”, c’est une patente qu’on utilise pour écrire, certains blogues sont des journaux personnels, certains sont des magazines avec articles recherchés, certains sont éditoriaux, certains sont collectifs, certains sont… vous voyez ce que je veux dire; un blogue c’est n’importe quoi, ce n’est pas une seule chose et surtout ce n’est pas la même chose pour tout le monde, c’est un outil de publication et de communication. On (les bloggeurs) aime bien rire des journalistes qui ne comprennent pas ce nouveau monde et aimeraient conserver leur exclusivité sur l’écriture, on rigole bien en leur expliquant que les lignes sont effacées, les frontières entre pro et amateur éliminées.

Quand on parle de blogue et de multiplication des sources d’information on parle aussi souvent qu’il faut maintenant que les gens apprennent à peser le pour et le contre, à connaître la source, à déterminer ce que ça vaut. On ne peut plus (on aurait jamais dû en fait) faire confiance aveuglément à une source parce que ce sont des pros. Un bloggeur peut écrire un article en apparence aussi recherché qu’un journaliste et que ce soit cousu de fil blanc, un journaliste peut blogger, un bloggeur peut être la sommité dans un domaine, un journal peut sortir de la bullshit tous les jours. C’est mouton blanc et blanc mouton, tout le monde fait de tout et il faut s’y faire et apprendre à naviguer la-dedans.

En pub on vois souvent de fausses familles qui font semblant de vivre quelque chose, ce sont des personnage inventés de toute pièce, même chose avec les pubs de magazine ou on nous montre une scène, un monde, construit de toute pièces. Quand c’est une pub on sait bien que s’est inventé, parce que justement c’est une pub. Un reality show c’est la réalité filmée ou un show à demi scripté et joué par des amateurs? Un documentaire édité à tout de bras c’est un documentaire ou une fiction? Les lignes entre réalité et invention s’effacent, faut apprendre à y naviguer et à voir ce qu’on en tire (ou pas) une fois qu’on a trouvé ce que c’est.

Je ne défend pas les gens de Morrow, comme je le disais j’ai tendance à ne pas apprécier et je digère encore un peu la chose avant d’être certain de ce que j’en pense (c’est bon des fois de réfléchir avant de fusiller) mais au lieu de crier au scandale est-ce qu’on ne devrait pas se demander si, comme la ligne s’efface entre pro et amateur, comme la ligne s’efface entre ceux qui peuvent publier/communiquer et ceux qui ne peuvent pas, est-ce que d’autres lignes ne s’effacent pas aussi? Si on n’est plus certain de ce qui est pro et de ce qui est amateur, peut-être qu’en même temps les mêmes technologies font qu’on devras aussi se questionner du vrai et du faux?

Pourquoi est-ce que les journalistes ne peuvent pas s’indigner de l’arrivée des bloggeurs mais les “vrais” bloggeurs ont eu le droit de s’indigner de l’arrivée de “faux” bloggeurs? Un moron qui blogue des moronneries ça ne nuis pas aux blogues parce que c’est “vrai” mais un bon bloggeur fictif c’est méchant parce que c’est “faux”? Il me semble qu’on se moque d’une distinction faite par certains pour se garrocher et nous mêmes en faire une autre non?


(1) Notez que le problème de plusieurs ce n’est pas de voir mentir ou fourrer le monde, c’est le tort que ça peut faire au domaine. Lire “ça fuck nos chances de vendre du web 2.0 à nos clients quand du monde de même fuck le marché”. Pas intéressés du tout comme commentaires right?

Quote

May 10th, 2009,
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The second way to look at things is that we are not in a panic, but in the painful process of deflating a credit bubble. Bank assets are not trading at pretend prices that we can just dismiss as a collective case of the vapors, but at prices near their actual value. The markets are frozen because price discovery would force banks to apply the cold, wet hand of reality to their balance sheets, and many of them would be bust. As long as you don’t open up your vault and look inside, you can continue to believe it’s filled with gold ingots.
Shell Game

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